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La C64 dresse un bilan sévère de la mobilisation du 15 septembre 2026 contre tout changement de Constitution

La C64 dresse un bilan sévère de la mobilisation du 15 septembre 2026 contre tout changement de Constitution
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Le rapport de la Coalition Article 64, publié le 5 octobre "soit vingt jours après les événements" vise à établir une cartographie nationale des violences survenues lors de la mobilisation du 15 septembre contre tout changement constitutionnel, un éventuel troisième mandat et le report du calendrier politique au-delà de 2028.

Rédigé à partir de témoignages de victimes, de données des structures provinciales des partis membres et de documents recueillis par la coalition, le document avance un bilan provisoire : 240 arrestations, 64 blessés et un décès, sans compter plusieurs disparitions ou séquestrations alléguées.

comme :

• Ensemble pour la République recense 110 arrestations, 23 blessés et une disparition ;
• L’ECiDé signale 27 blessés et sept personnes emmenées vers des destinations inconnues ;
• Envol note quinze arrestations et cinq blessés graves à la machette ;
• Le LGD mentionne notamment trente personnes qui auraient été séquestrées pendant vingt-quatre heures à Kindu.

Ces chiffres proviennent des partis eux-mêmes et certaines catégories peuvent se chevaucher, ce qui signifie qu’ils ne constituent pas encore un bilan judiciaire consolidé.

Le cas le plus grave concerne Manassé Lomboto Bomengola, cadre d’ADD Congo. Selon le rapport, il aurait été violemment frappé à Limete alors qu’il tentait de protéger Prince Epenge et Me Diyoko. Hospitalisé dans un état critique, il est décédé dans la soirée. La C64 qualifie ce drame d’« assassinat politique », une évaluation qui n’a pas encore été validée par une décision judiciaire.

La Force du progrès, une structure de jeunes liée à l’UDPS (parti de Félix Tshisekedi), est identifiée comme au centre d’incidents lors de la dite manifestation.

La C64 décrit des groupes armés de machettes, de pierres, de barres de fer, de bâtons et de cocktails Molotov, affirmant que certains auraient bénéficié de la passivité ou de l’appui de membres des forces de sécurité.

Pour sa part, Justice et Paix Congo/CENCO, qui avait déployé dix moniteurs mobiles pour surveiller les événements du 15 septembre, rapporte des « provocations » attribuées à des membres identifiés de la Force du progrès, des brutalités policières, l’usage de gaz lacrymogènes et un recours à la force sans les sommations réglementaires.